Agriculture
Les Défis dans la communauté
Le père d’Ibrahim est propriétaire de quatre champs mais il n’est pas ne mesure d’offrir un fauteuil roulant á son fils victime de Polio. Pourquoi ? Parce que comme les autres villageois, il vend sa production agricole á un prix inéquitable á un système de marché qui le désavantage. Cette situation est en partie le résultat de l’absence d’une coopérative agricole locale.
Les Tikar et les pygmées Bedzan sont des cultivateurs á l’échelle réduite depuis plusieurs générations. L’Agriculture a toujours été l’activité la plus viable et importante dans leur vie quotidienne, où les femmes sont la colonne vertébrale de cette culture. Ils ont maintenu une profonde tradition agricole-rurale malgré les incursions extérieures sur leurs terres, dans le but de déstabiliser leur mode de vie. Ces autochtones cultivent une large variété des produits biologiques tant domestiques que sauvages ; de plantes, d’animaux, de graines, de tubercules et de poissions selon les saisons. Le café et le cacao sont les récoltes principales qui sont vendues annuellement á une période plus ou moins fixe.
L’agriculture supplémentaire dite vivrière, constitue environ plus de 45 variétés de plantes, céréales, fruits, insectes et bestiaux locaux pouvant être chassés ou élevés pour leur propre consommation, ou pour le marché local informel.
La politique agricole irréaliste et la déforestation massive par les entreprises dans la région est entrain de détruire la biodiversité et d’endommager l’écosystème déjà très fragile au pays Tikar. Au-delà de la déforestation incontrôlée qui envahit les terres de cette communauté isolée, c’est aussi le risque d’extension des traditions singulières originaires d’élevage, de culture agricole, de cuisine de la région.
Le président- fondateur de HITIP Issa Nyaphaga explique : « J’ai bien peur que le dommage collatéral sur la langue, l’art et la culture des Tikar et pygmées Bedzan soit irréversible ».
Le projet HITIP.
En collaboration avec cette communauté de cultivateurs, HITIP pourra créer un program d’échanges techniques pour fournir des formations et des ateliers aux cultivateurs dans le but d’améliorer la qualité de production, d’organiser et de leur préparer á participation plus équitable aux marchés régional, national et international.

